Il y a quelque temps, j’ai écrit un article sur mes craintes d’avoir un second enfant. L’idée a donc fait son chemin et mon fils commençait à me demander régulièrement si j’avais un bébé dans le ventre… ÉTRANGE sachant que nous n’en parlions pas. Je me suis demandée si à la crèche ils abordaient ce genre de sujet, mais bon, je n’ai jamais su d’où lui venait cette idée : Peut-être que nous introduisions l’idée sans vraiment le savoir ?
Ici, je vais vous parler des trois premiers mois de ma deuxième grossesse.
Passer la cape
Après de longues discussions avec mon conjoint, nous avons décidé que c’était le bon moment pour faire un deuxième enfant. J’avais besoin d’être rassurée, entendue sur mes craintes, écoutée… et il l’a très bien fait.
Nous voilà alors rapidement en juillet. Un rendez-vous est fixé pour que je puisse retirer mon stérilet. Ayant mis 7 mois à tomber enceinte la première fois, j’espérais tomber enceinte rapidement, mais je ne me faisais pas trop d’illusions.
D’ailleurs… C’est assez étrange comme mécanisme. Je n’étais pas sûre de moi ; concernant mon désir de vouloir un autre enfant. Toutefois, à partir du moment où nous avons commencé à en parler et que j’ai pris le rdv pour retirer le stérilet, je n’avais plus que ça en tête : TOMBER ENCEINTE.
15 jours après avoir fait le nécessaire, j’ai mes règles… Grande déception, je dois l’avouer, ce qui est un peu ridicule je l’avoue… Nous étions en vacances et je pensais que cela serait possible d’être tombée enceinte en 15 jours… mais non…
Un mois après, je ressens comme un changement, mais au niveau de ma vessie. J’ai envie d’aller aux toilettes toutes les 5 minutes : ce qui ne me ressemble absolument pas. Puis je ressens de forte douleurs abdominales, des énormes ballonnements, alors il fait aucun doute que je vais avoir mes règles.
Mon ventre est très rond et je suis souvent pliée en deux sur le canapé de douleur, cela ne me ressemble tellement pas … Que m’arrive-t-il ?
Lorsque mon fils voit mon ventre, il me dit :
« Maman, tu as un bébé dans le ventre ?’
Je lui réponds que non et que je le préviendrai quand cela sera le cas. Il semble intrigué par mon changement de comportement et me demande à de multiple reprise si j’ai un bébé dans le ventre. Il lui arrive même de ne pas me poser la question, mais juste d’affirmer que j’ai un bébé dans le ventre.
Je fais un test de grossesse : il est positif ! La joie s’empare de moi puis très vite je suis ramenée à la raison et mes angoisses apparaissent : si je le perds, si c’est un faux positif…
En plus, il faut attendre 1 mois et demi de plus avant de pouvoir se rendre chez la gynécologue pour l’écho de datation : une angoisse de plus !

Début de ma deuxième grossesse
Le mois se déroule plus ou moins bien… Je suis très fatiguée, j’ai des nausées matin, midi et soir sans jamais vomir, je travaille avec des enfants ayant des troubles du comportement alors je m’inquiète du moindre geste qu’ils peuvent avoir à mon égard. J’ai l’impression de ne servir à rien et je me sens mal. Je ne peux pas en parler à mon employeur parce que si je perds le fœtus, ça va être encore plus dur …
Un jour, sur mon lieu de travail, un enfant se met en crise. C’est à ce moment-là que je me dis :
Heureusement qu’il y avait mon collègue à mes côtés qui a pu intervenir : si j’avais été seule ?
Cet événement m’a fait réaliser que je devais en parler à mon équipe ainsi qu’à mon chef afin d’expliquer mon changement de comportement depuis 1 mois. À cette annonce, tous semblent soulagés, car visiblement mon changement de comportement poser des questions.
Et puis, deux jours avant mon RDV chez ma gygy, pertes de sang ……….. Gros moment de solitude, je suis au travail, qu’est-ce que je fais ?
J’en parle à mon chef et il me dit de rentrer chez moi. J’arrive à obtenir un RDV en urgence pour une échographie, le verdict tombe :
Décollement du placenta.
Je suis mise en arrêt.
Les deux jours qui ont suivi ont été compliqués à gérer, mentalement, mais je n’avais plus de saignements, je n’avais pas de douleurs alors je me rassure comme je peux.
Le RDV chez la gygy arrive enfin, le décollement est toujours présent, mais s’est bien estompé : une note plutôt positive, car la gygy ne semble pas inquiète !
Premier mois de grossesse
Puis, les semaines passent, les RDV s’enchainent et le décollement disparait ! Mais, les contractions apparaissent… DÉJÀ ???!!!!
J’ai eu des contractions pour ma première grossesse ; les contractions de grossesse qui n’agissent pas sur le col. Toutefois, aucun médecin n’est capable de dire si un jour elles vont agir sur le col… Pas réellement rassurant ! Vous pouvez continuer à vivre, mais pas trop, vous pouvez prendre la voiture, cependant faites attention quand même…
La différence entre ma première grossesse et la seconde : je suis enceinte de 1 mois et j’ai déjà des contractions qui vont me pourrir ma grossesse 🙁. Pour mon fils, elles étaient apparues vers le 3ᵉ mois et ceux jusqu’à la fin de ma grossesse (c’est tôt déjà, mais alors là…)
Bref, je connais les contractions et je me rassure comme je peux encore une fois…
Deuxième mois de grossesse
La gygy me donne sont feux verts pour que j’annonce à mon fils que je suis enceinte !!!!!
Nous annonçons à mon fils qu’il va être grand frère, il est d’abord un peu perplexe, car je pense qu’il ne comprend pas réellement.
Et, son papa lui dit :
“Maman a un bébé dans le ventre !”
À ce moment-là, un sourire lui frôle le visage et il me fait un énorme câlin en me demandant si c’est une petite sœur ou un petit frère parce que lui il veut une petite sœur !
Il nous avait déjà parlé de son souhait et nous lui expliquons que nous ne savons pas encore, mais que dès que nous savons nous lui dirons !
Les nausées se calment progressivement et je reprends du poil de la bête ! Compliqué d’être HS tout le temps avec un petit bout de chou de 3 ans. Mais, ça se fait, car pas le choix !

Troisième mois de grossesse
J’avais l’espoir d’avoir une grossesse plus ou moins « calme », « normal » sans trop d’angoisse comme pour mon premier MAIS,
Une nuit, je ressens de violente douleurs abdominales qui me prennent et qui ne me quittent pas de la nuit. J’ai évidemment très peur, et je n’avais jamais eu ça pour mon fils. Que se passe-t-il ?
Le lendemain, je me repose beaucoup et je reste attentive à la moindre douleur, au moindre saignement, etc… Puis, j’appelle ma sage-femme. Elle me dit que si je saigne, je dois immédiatement aller aux urgences. Dans le cas contraire, nous nous voyons lundi pour écouter le cœur de bébé et vérifier que tout va bien.
Comme vous pouvez vous en douter, le week-end est long !!!
Lundi arrive enfin, je n’ai plus senti de douleurs, pas de gènes particuliers, nous écoutons pour voir si bébé va bien :
Tout va pour le mieux et je dois avancer mon RDV avec la gygy pour vérification de mon col !
Plein de RDV encore et encore… Je trouve qu’il a une prise en charge globale et un suivi accru faite par ma gygy. Cependant, parfois je considère que cela est oppressant, angoissant, questionnant…
Deux semaines avant Noël, RDV chez la gygy, le col n’a pas été touché et personne ne sait m’expliquer ce que j’ai eu … (FABULEUX!!!)
À ce moment-là, ma gygy me dit de me reposer un max : ce que je fais déjà. C’est à ce moment qu’elle me déconseille fortement de prendre la voiture…
AIE ! Mais, c’est NOËL comment faire ? Elle me répond qu’elle me conseille d’éviter de faire de trajet de plus d’une heure. Problème : mes beaux-parents habitent à 3 h 30 de chez nous …..
Un énorme dilemme pour nous, et surtout par rapport à mon fils. Si je ne vais pas chez mes beaux-parents mon fils ne va pas pouvoir fêter Noël avec ses cousines… Nous prenons la décision de faire le trajet en train. Est-ce raisonnable ? Je me pose un milliard de questions et j’espère ne pas prendre de risque !
Nous rentrons dans le 4ᵉ mois, je vous raconterais la suite dans un prochain article !
Comment se déroule votre grossesse ? Ou comment s’est déroulé votre grossesse ? Le partage de nos expériences permet de rassurer certaines et de répondre à des questionnements d’autres.
Je trouve que cela est vraiment important, car beaucoup de femmes se questionnent et n’osent pas réellement poser les questions qu’elles ont ! Ici la parole est libre, c’est essentiel.