5 Choses que j’ai Adoré pendant ma Grossesse

Dans cet article je vais parler des 5 choses que j’ai adoré pendant ma grossesse . Ma grossesse n’a pas été très simple. Néanmoins, cette expérience reste irremplaçable et exceptionnelle. Les doutes et les questionnements s’oublient pour laisser place à des moments qui ont été particulièrement agréables. Voici les 5 choses que j’ai adoré pendant ma grossesse.

1. Les Rendez-Vous Médicaux

Durant 9 mois, les RDV médicaux s’enchainent. Tout d’abord, je trouve cela fastidieux, trop envahissant et cela m’angoisse. Pourquoi faire autant d’examen si tout va bien ?
Il y a la première prise de sang permettant de confirmer le test de grossesse. Puis, la première échographie afin de confirmer une confirmation … pas angoissant du tout ! Verdict : je suis enceinte !

Puis les rendez-vous s’enchainent : la datation et les différentes échographies à faire. Après, il y a les prises de sang tous les mois, car je ne suis pas immunisée contre la toxoplasmose, j’attends chaque mois le résultat avec angoisse. On joue avec mes nerfs !

Ensuite, je vais vous parler de mon rendez-vous favori : chez la gynécologue. Je crois avoir eu beaucoup de chance, car je vois mon bébé chaque mois. Ma gynécologue me fait une échographie tous les mois. J’adore le voir, l’entendre, avoir les commentaires du médecin, devoir me peser… Chaque mois, c’est le rendez-vous que nous attendons avec beaucoup d’impatience avec mon conjoint. Nous nous arrangeons, à chaque prise de rendez-vous pour que mon conjoint soit présent. J’ai besoin de partager avec lui ces moments privilégiés et qu’il puisse avoir un aperçu de la vie qui nous attend. Les hommes ne vivent pas la grossesse comme nous. Le mien m’a dit que tant que l’enfant n’est pas là, il ne réalise pas vraiment ce qui se passe.

Le temps d’attente est toujours beaucoup trop long à mon gout. Puis, durant la consultation je suis accrochée aux lèvres du gynécologue. Dès qu’elle me dit que tout va bien je profite de pouvoir admirer mon bébé !

Le seul petit point négatif: J’ai l’impression que la gynécologue n’a pas toujours le temps de répondre à mes questions. Les médecins donnent les instructions à une vitesse grand V. Je suis tellement sous le coup de l’euphorie que j’ai du mal à me concentrer quand elle me donne des indications. De ce fait, certaines informations passent totalement à la trappe. Je n’ose pas toujours lui demander de recommencer car comme je le disais, j’ai souvent l’impression qu’elle n’a pas le temps, tout ce fait assez vite, trop vite à mon gout…

Pour finir, il n’y a pas que les entretiens avec la gynécologue. Il y a aussi ceux avec la sage-femme. À ces occasions, je pose toutes les questions que je souhaite, sans tabou, et surtout celles que je n’ai pas osé poser chez la gynécologue. J’ai besoin d’avoir des réponses à mes questions les plus inavouables pour appréhender au mieux ce changement de vie. Il faut se dire qu’il n’y a pas de question bête ! Ces rendez-vous m’ont beaucoup guidé face à mon choix d’accoucher sans péridurale. Il semble important d’être en confiance avec sa sage-femme. D’autant plus que cette personne sera certainement non seulement celle qui suivra « bébé » les premiers mois de vie, mais aussi celle qui accompagne à la rééducation du périnée.

2. Sentir « Bébé » Bouger et lui Parler

J’attends avec impatience de sentir mon bébé bouger. Toutes les femmes que j’ai rencontrées me parlent de ce moment magique.

Quatrième mois de grossesse : JE SENS « BEBE » ! Lorsque je dis que je sens mon bébé c’est une sensation étrange. Contrairement à ce qu’on m’a raconté, je ne sens pas « comme des petites bulles », mais plutôt comme des petits coups en bas du ventre. Les coups sont évidemment très légers, tellement légers que je ne sais pas si ce sont les coups de bébé ou les contractions que j’ai depuis le début de ma grossesse.

Pendant une séance d’haptonomie, la sage-femme me confirme que c’est effectivement mon bébé. Je suis étonnée de sentir mon bébé aussi tôt. Elle m’explique que cela est rare, cependant les personnes ayant une morphologie fine peuvent sentir leur bébé prématurément. Cela est dû au manque de place.

Je profite de ces moments très très privilégiés car même si une personne touche mon ventre ou regarde mon ventre bouger, elle ne peut pas ressentir cette sensation tant difficile à décrire.
Plus le temps passe et plus mon bébé peut être amené à me faire mal. Il va d’un côté, puis de l’autre sans transition, d’un coup sec. Il peut même aller se loger dans mes côtes ou appuyer sur mon estomac.

J’admets que parfois cela me dérange beaucoup :

« Il ne s’arrête vraiment jamais de bouger ! »

Puis, vient le moment où il s’arrête. Je ne le sens pas pendant un certain temps et là je commence à m’inquiéter. Pourquoi ne bouge-t-il plus ? Ma première pensée est qu’il y a un problème. Je tente de me rassurer en me disant qu’il dort… Mais « bébé » ne bouge toujours pas, cela n’est pas normal pour moi, il fait la java H 24 que se passe-t-il ? Je décide de toucher mon ventre afin de le faire bouger. Toujours rien … J’appuie tranquillement sur mon ventre et je lui parle : je lui explique que je commence à m’inquiéter de ne plus le sentir. Je m’entends lui dire :

« Je sais que je t’ai demandée de te calmer un peu parce que l’endroit où tu étais me faisais mal, mais tu peux bouger un peu. Tu n’es pas obligé de t’arrêter totalement ! »

Heureusement, il arrive toujours le moment ou « bébé » se remet à bouger. Je ne suis jamais contente !!! Mes proches se moquent beaucoup de moi dans ces situations.

Eh oui ! Je parle avec « bébé » et lui raconte la journée qui va passer ou encore ce que l’on va manger, mes inquiétudes et mes questionnements. Je lui dis aussi que j’ai hâte de le rencontrer, mais qu’il ne faut pas sortir trop tôt et je lui en explique les raisons. J’ai besoin de lui parler de tout et de lui expliquer pourquoi je reste allongée ou pourquoi je ne peux pas faire telle ou telle activité. Inconsciemment cela me permet d’extérioriser et de déculpabiliser de ne pas pouvoir faire tout ce que j’aimerais faire.

Cela me semble important de créer ce lien si précieux entre « bébé » et moi dès la grossesse. Les moyens que j’ai trouvés pour faire cela : parler avec « bébé » et toucher mon ventre lorsqu’il bouge. Le fait de lui parler me permet aussi de rendre ce que je vis plus concret, encore plus réel. J’ai toujours entendu dire que pour les papas cela n’est pas du tout concret, car il ne le porte pas. Me concernant, cela reste aussi abstrait malgré les coups que je reçois.

Pour la petite histoire, « bébé » bouge énormément, mon ventre se déforme en formant des vagues. Quand il est l’heure de faire l’échographie, « bébé » ne bouge plus et se cache parfois ! À croire qu’il le fait exprès.
Ce qu’il se passe in utero reste un grand mystère pour moi, mais cela est tellement magnifique à vivre !

3. L’Attention de mon Conjoint

Il faut savoir, qu’avec mon conjoint, nous sommes un couple qui ne nous faisons pas beaucoup de « papouilles » ou de câlins. Nous nous témoignons notre affection d’une manière totalement différente, au travers des mots, des petites attentions et des confidences que nous nous faisons. En effet, la confiance totale fait partie intégrante de notre histoire. Tout cela pour vous dire que mon conjoint n’a pas pour habitude de prendre soin de ma petite personne par des massages ou des caresses.

Toutefois, la grossesse difficile fait que mon ventre est dur comme de la pierre chaque jour. Des exercices que nous avons appris pendant les séances d’haptonomie permettent à mon ventre de se détendre de manière quasi instantanée. Il se trouve que ces exercices doivent être effectués par mon conjoint. Cette attention chaque soir est agréable et tellement rare, que le statut de femme enceinte me permet de pouvoir bénéficier de massage aux pieds, aux jambes, sur le ventre et de créer une nouvelle relation avec le papa. Une nouvelle complicité naît, nous partageons tant de moments de fou rire et d’échange.

J’aime aussi partager toutes mes pensées avec lui. Mes angoisses sont tellement multiples que je lui fais part de tout. Ce que j’attends de lui à ce moment-là, c’est qu’il prenne soin de moi en me rassurant et il le fait très bien. Pourtant je sens parfois qu’il tente de me rassurer alors que lui-même n’est pas vraiment en confiance. Il a toujours su me remonter le moral et prendre sur lui pour que je me sente au mieux.

Je ne pense pas qu’il sache que ces petits mots doux, ces moments de tendresses, ces massages sur le ventre me font énormément de bien tant physiquement que psychologiquement. Qu’est-ce que c’était bien !! À quand la prochaine grossesse ? (cela est à prendre au second degré : nous allons prendre le temps pour le deuxième je pense, je vous raconterai cela dans un autre article.)

4. Renouer Avec mes Plaisirs Oubliés

Une grossesse un peu difficile, à moitié alité cela annonce un ennui certain. Il a fallu que je réfléchisse aux activités que je peux faire.
Comme beaucoup de personnes, je commence par regarder la télévision. Au bout d’un moment cela ne me convient plus. J’ai l’impression de devenir « ramollo » à regarder toujours les mêmes émissions. Au bout d’un mois, je connais l’heure des programmes sur chaque chaine. IL FAUT FAIRE QUELQUES CHOSES ! Mais quoi ?

Je n’aime pas particulièrement lire à ce moment-là de ma vie, ni être sur mon téléphone par rapport aux ondes que cela peut envoyer à « bébé ».
Je me rappelle que j’aime colorier des mandalas. Puis, je me souviens que j’aime beaucoup dessiner : reproduire des personnages à main levée.
C’est parti, je me lance dans le dessin : crayon / feuille / gomme. Je prends beaucoup de plaisir à faire cela. Un petit challenge durant cette période voit le jour. Mon conjoint dessine aussi et il est plutôt doué…… Ok j’avoue, il dessine beaucoup mieux que moi ! Justement, mon challenge était de faire un dessin tellement beau qu’il en reste bouche bée…. Je fais passer le temps comme je peux …

Prendre du temps pour moi et faire ce que j’aime est bénéfique pour mon moral alors il me semble important que chaque personne s’écoute et fasse ce qui lui plait pendant des périodes qui sont difficiles. Il est important de s’autoriser à le faire.

5. L’Arrêt de Travail à la Date Officielle

Après plusieurs mois passés en arrêt de travail, à culpabiliser tout en essayant de le rendre légitime aux yeux de tous en commençant par les miens ; arrive enfin la date de l’arrêt officiel. Celle reconnue par l’assurance maladie.

Une vraie libération me concernant. Je peux enfin profiter de ma grossesse. Bien que l’arrêt de travail soit officiel, cela ne me permet pas pour autant de faire plus d’activité. Mes contractions ne s’arrêtent pas. Néanmoins, j’ai l’esprit libre lorsque les papiers sont envoyés. De plus, cela annonce l’arrivée imminente de « bébé ». La rencontre tant attendue !

Je peux alors prendre le temps de faire ma valise de maternité et me pencher sur l’arrivée de ce petit être dans notre vie. La grossesse ne passe pas si vite lorsqu’il y a des difficultés.
C’est un moment magique et de partage avec mon entourage. Tout le monde me chouchoute, et je prends enfin du temps pour moi. Pourquoi ne pas l’avoir fait plus tôt ? C’est seulement quand je me retrouve contrainte de ne pas pouvoir faire ce que je veux que je pense à moi, notamment au travers du dessin.

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