Dans cet article, je vous propose 5 astuces qui peuvent vous permettre de préparer au mieux votre allaitement ou bien pour celles qui n’ont pas encore pris leur décision peut être cela vous aidera… À quoi faut-il s’attendre ? Quels sont les avantages/inconvénients de l’allaitement ? Que faut-il faire pour que votre allaitement soit agréable ?
1. Allaitement par choix/envie personnelle
Il est important de décider d’allaiter pour de bonnes raisons.
En effet, l’allaitement demande un investissement certains et complet. Ainsi, cela doit émaner d’un choix et d’une envie personnelle. Non d’une décision par défaut ou bien parce que des personnes ont réussi à vous faire culpabiliser.
L’allaitement est vraiment une chose merveilleuse qui vous lie avec votre bébé. Des moments câlins, des moments affectueux et précieux ! Rien qu’entre vous deux !
Donner le sein c’est également se donner, donner de sa personne, de son temps et accepter d’être parfois épuisée. L’épuisement ressenti est vraiment différent de l’épuisement que nous connaissons habituellement. Par exemple, lorsque nous ne dormons pas assez nous pouvons être de mauvaise humeur ou désagréable… Ici la fatigue est autre ! Une bonne fatigue je dirais. C’est pour la bonne cause, pour votre bébé, pour l’être que vous chérissez le plus au monde !
Attention, lorsque vous commencez, il est très difficile d’arrêter, comme une drogue ! Ce lien est tellement puissant que nous souhaitons le garder préserver le plus longtemps possible. Nous offrons à notre enfant un espace bienveillant, sécuritaire, aimant… Ainsi, le jour où l’allaitement prend fin, cela peut être un déchirement pour la mère. Ne vous inquiétez pas votre enfant comblera ce manque avec le changement que vous lui offrez. Ils s’adaptent très vite malgré toutes les angoisses que la mère peut avoir à ce moment-là
2. La crème pour l’allaitement
Afin de prévenir les douleurs, les crevasses et permettre à la peau de se régénérer, il existe une crème qui va vous permettre d’apaiser tout cela : la Crème pour l’Allaitement Lansinoh.
J’ai testé moi-même cette crème. Elle a une texture de pâte à l’eau qui s’applique sur les mamelons. Au début de mon allaitement, j’ai ressenti des douleurs sur le mamelon droit qui ne parvenaient pas à s’apaiser. J’avais acheté cette crème avant l’accouchement au cas où… Je l’ai appliqué tout en laissant un maximum mes mamelons à l’air libre. La crème a pu permettre un apaisement léger de la douleur, rien de notable.
Toutefois, une amie qui a également allaité son enfant s’est servie de cette crème et cela l’apaisée énormément. Ainsi, cette crème peut fonctionner sur vous. Personnellement, j’ai beaucoup plus utilisé et trouver une utilité certaine dans les coquillages d’allaitement. Je vous en parle au point N°4.
À noter que le meilleur moyen de lutter contre les crevasses reste le bon positionnement de votre enfant lors de la tétée.
3. Alterner de sein à chaque tétée
Toutes les mamans n’ont pas la même technique. Certaines femmes donnent les deux seins à chaque tété et d’autres donnent un seul sein par téter. Dans le cas où la femme donne un seul sein par téter, il semble important de se souvenir du sein qui a été donné à la dernière tétée ! Chose qui n’est pas forcément évidente !
Vous pouvez arriver à vous repérer, car vous aurez certainement un sein plus tendu, plus gros que l’autre. Toutefois, ce n’est pas toujours le cas ! Alors préparez-vous un repère qui vous aidera à vous en souvenir.
- Vous pouvez le noter sur un cahier : je trouve cela très contraignant, mais si cela vous correspond, n’hésitez pas !
- Vous pouvez aussi faire jouer votre mémoire : certaines femmes sont excellentes et y arrivent, bravo à vous !
- Ou encore, vous pouvez mettre un « chouchou », un élastique autour de la bretelle de votre soutien-gorge : à vous de voir si vous préférez le mettre sur le sein à téter ou le sein déjà tété…
Cela semble peut-être un peu bête, mais vous serez contente de pouvoir vous en souvenir sans vous creuser les méninges.

4. Le Coquillage d’allaitement
Je me souviens de la première fois ou j’ai entendu parler des coquillages d’allaitement. C’était dans le cabinet de ma sage-femme lors d’un cours à la préparation à l’accouchement.
Ma sage-femme nous l’explique que c’est un élément miracle ! Est pourtant ce n’est qu’un coquillage …
Ce coquillage permet au lait maternel d’être recueilli et ainsi permettre aux mamelons de cicatriser les crevasses, d’une manière totalement naturelle. Il permet aussi une hydratation permanente de vos mamelons parfois un peu agressé par les tétées à répétition de votre bébé.
De plus, les coquillages permettent à vos mamelons d’éviter les frottements contre votre soutien-gorge. En effet, l’allaitement peut rendre les mamelons très sensibles, une simple friction peut devenir désagréable.
L’allaitement provoque des montées de lait qui peuvent tacher les vêtements de la femme. Le coquillage permet à la femme de rester au sec en recueillant, comme je l’ai dit au début, le lait maternel.
Pour finir, le coquillage fait ressentir une sensation douce et une sensation de fraicheur très appréciable à la fin de la tétée. Il est également esthétique, sa forme épouse et habile parfaitement la poitrine de la femme.
Ma première pensée a été : c’est que du marketing. En plus le prix n’est pas donné ! Ma sage-femme nous conseil à ce moment-là de l’acheter quelques jours avant notre terme afin de l’avoir à la maternité.
J’ai pris la décision de ne pas l’acheter en me disant que je verrai bien… Une fois à la maternité, les douleurs aux mamelons avaient du mal à se calmer avec la crème. La peur de voir apparaitre des crevasses a eu raison de moi, j’ai décidé de tester les coquillages. Je les ai gardés pendant toute la durée de mon allaitement. Je recommande l’utilisation des coquillages, c’est vraiment une bonne astuce pour réduire les douleurs de l’allaitement ! Les miennes sont parties au bout de 24 h et la sensation de fraîcheur est vraiment apaisante.
5. Le repos
Lors de mon arrivée à la maternité, la sage-femme et l’auxiliaire m’ont dit qu’il fallait que je me repose pour que mon allaitement se déroule bien. Ainsi je vais vous écrire trois lignes à ce sujet.
Il semble vrai et important de se reposer pour proposer un temps apaisé et sécuritaire à votre enfant. L’enfant ressent tout ce que la mère dégage alors, reposez-vous un maximum. C’est effectivement très facile à dire, mais dans la pratique, c’est plus difficile à faire. Je n’ai jamais compris les personnes qui me disaient :
« Mais enfin ! Dors pendant qu’il dort ! »
C’est impossible pour moi, et cela m’agace énormément d’entendre ça. Car pendant qu’il dort je peux prendre un peu soin de moi, à savoir : prendre une douche, m’habiller, aller aux toilettes, manger, faire une lessive…
Alors oui, il faut trouver un temps où votre enfant dort et où vous pouvez vous reposer aussi. Pour moi c’est le matin, mon fils se réveille toutes les 2 à 3 h pendant la nuit et reste calme jusqu’aux alentours de 11 h du matin. Ce qui me permet de me reposer un petit peu ! Trouvez votre moment et prenez soin de vous.