Une Routine Journalière : Les Rituels

Notre rituel de coucher a été long à se mettre en place. Les premiers mois de la vie de bébé, je ne ressens pas vraiment le besoin d’en mettre un en place. Toutefois, un jour j’en ai ressenti le besoin. Le coucher devenait difficile, les nuits aussi alors j’ai réfléchi à un rituel qui nous correspond.

Pourquoi mettre en place des rituels?

Les rituels permettent de sécuriser l’enfant.
En effet, les enfants ont besoin de savoir quand ils peuvent jouer, quand c’est l’heure de manger, quand c’est l’heure d’aller dormir … Ils en ont besoin car cela les rassure. Les rituels leur permettent de se repérer tout au long de leur journée. Cela sans avoir peur que, brutalement, il faille aller dormir, manger, prendre la douche, et ceux de manière anarchique.

Le fait de proposer à l’enfant de faire les choses dans le même ordre tous les jours le conforte. Il peut se dire :

« Maintenant la douche, donc après on prépare à manger et après je crois que c’est le dodo »

C’est très confortable pour l’enfant de pouvoir repérer des moments clés dans sa journée, car ce dernier n’a aucune notion du temps qui passe, et surtout de l’heure qu’il peut être.

Lui proposer des rituels c’est lui proposer une stabilité. Bien sûr que si le rituel est un peu différent certains jours, cela n’est pas très grave. Ils ont une grande capacité d’adaptation quand ils sont accompagnés dans ce changement.

Quand mettre en place un rituel de coucher ?

Pour certains parents, le rituel du coucher est important dès le départ, pour d’autre cela se met en place doucement avec l’enfant. Il n’y a pas de règle, le parent doit se sentir capable de tenir ce rituel, et aussi de pouvoir l’adapter n’importe où, où il peut se trouver.

Nous concernant, je ne souhaitais absolument pas lire un livre au moment du coucher. Les raisons à cela ?…

  • La lecture a toujours été difficile pour moi.
  • Les livres du soir ont souvent suscité, dans mon entourage, de l’agitation au lieu de laisser place au temps calme proposé par le parent. Car il voyait la fin du livre arrivé, synonyme de dodo imminent.
  • De plus, je voulais proposer à mon fils un temps durant lequel sa maman allait être détendue, sans l’ombre d’une pointe de stress.
  • Je devais trouver quelque chose qui nous correspondait à nous. Car n’oubliez pas que les enfants ressentent tout !
Papa et son bébé qui rigolent pendant un rituel de coucher
Des moments si précieux, pleins de tendresse et d’amour.

Quel est notre rituel de soirée ?

Je vais d’abord vous raconter nos soirées types. Tout en sachant que la télé est interdite jusqu’à ce que mon fils soit au lit et absolument pas réclamée par mon fils. N’étant pas une chose qui nous manque au papa et à moi, nous attendons un maximum avant de le mettre devant un dessin animé. Cela me permet aussi de passer beaucoup plus de temps avec mon fils.

  • Vers 17 h : Je le récupère à la crèche. Une fois arrivée à la maison nous jouons tous les deux/tous les trois. C’est un besoin personnel, n’ayant pas passée la journée avec lui j’ai besoin de profiter pleinement de ce moment à deux.
  • Vers 18 h 30 : C’est l’heure de la douche, je lui fais prendre le bain/la douche. Ensuite, je lui fais un petit massage du corps, qu’il apprécie par phase. Parfois il va me le réclamer et parfois il va demander d’arrêter très rapidement.
  • Vers 19 h : L’heure du repas. Nous préparons ensemble son repas. Il reste avec moi assis à mes côtés (peut être qu’il surveille ce que je fais…). Je pense que cela le prépare mentalement à accepter ce que je lui mijote, car si je l’écoute, il veut manger des pâtes, COMME TOUS LES SOIRS !
  • Vers 19 h 30 / 45 : Mon fils sait qu’il peut jouer encore un petit peu. Le temps qu’il digère. Il sait maintenant que ce qui va suivre est le brossage des dents. Le fameux : les dents, pipi et au lit !

Pendant qu’il joue je le préviens TOUJOURS que c’est bientôt l’heure d’aller au dodo et qu’il va aller se brosser les dents. Bien évidement qu’il me répond :

« non ! « 

À cela, je ne prends plus la peine de lui répéter, car la logique veut que s’il me répond « non », c’est bien qu’il m’a entendue.

  • Vers 20 h : Je le prends par la main et je l’accompagne pour se brosser les dents, faire pipi et mettre la couche (qui bientôt ne sera plus là : propreté en cours).
Moment de complicité entre maman et bébé

Notre rituel du coucher

Je tiens à dire que nous avons testé beaucoup de manière différente de faire. Auparavant, le coucher était assez problématique.

Avant c’était toujours moi qui le couchais. Mon fils ne voulait pas que je parte, cela pouvait partir en cris / pleurs… Alors un jour j’ai demandé au papa qu’on inverse et depuis : plus de problème au moment de se coucher. Peut-être que cela ne durera pas dans le temps. Néanmoins cela fait plus d’1 an que les couchers se déroulent dans le calme.

  • Vers 20 h 10 : Une fois prêt, nous allons faire un bisou à papa et mon fils lui dit :

« Trois minutes papa »

C’est trois minutes correspondent au temps que je passe à câliner mon fils. À lui dire deux trois petits mots doux dans l’oreille, avant que son papa prenne le relais et le mette au dodo.

Ainsi, dans le noir, dans sa chambre, je câline mon fils, je lui souhaite une très bonne nuit et je lui dis à demain tout en lui rappelant tous les soirs que je l’aime très fort.

  • 3 minutes plus tard : Son papa arrive, le prend lui aux bras, fait de même et le couche en lui allumant son mobile. Tétine en bouche, doudou sous le bras, mon fils s’endort quasiment aussitôt.

Même routine pour la sieste et le coucher du soir ?

Personnellement, je fais une différence entre la sieste et le coucher du soir. Je le fais pour que mon fils se repère mieux dans le temps.

Le rituel est le même sauf qu’il fait un bisou à son papa et qu’à ce moment-là c’est moi qui vais le mettre au dodo. Gros câlin, mots doux, tétine, doudou et je lui allume son mobile.
De plus, je lui laisse les volets à moitié ouverts, toujours pour qu’il comprenne que c’est une sieste et non le dodo de la nuit.

Chacun de vous met en place ce qu’il souhaite, ce avec quoi il est à l’aise. Le tout est de se sentir bien dans ce qu’on va proposer à notre enfant.

En fait, je me suis toujours dit que ce que nous mettions en place n’avait rien de ritualisé. Jusqu’au jour où mon fils à commencer à parler et finissait mes phrases.

Alors faites-vous confiance et faites ce qui vous semble juste : si vous préférez ne pas mettre de rituel en place, cela doit vous correspondre. Votre enfant se retrouvera dans ce que vous proposez, du moment que vous êtes à l’aise avec cela.

Quelles expériences avez-vous des rituels ? Vous en avez mis en place chez vous ? Partagez votre expérience avec nous.

Prenez soin de vous !

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